Faire du bio et local les incontournables de la restauration collective de demain

Alors que les Etats généraux de l’alimentation arrivent à leur conclusion, professionnels et citoyens souhaitent montrer qu’il est possible de répondre, voire de dépasser les engagements portés par le président de la république. La FNH, le réseau Restau’Co, la FCPE, la FNAB, MBIM, les Marchés de gros de France, le Marché de Rungis ou encore l’Union nationale des CPIE s’y engagent à travers un « Contrat pour une restauration collective responsable », remis à la Présidence de la République le 14 décembre. Pour atteindre cet objectif, plébiscité par les convives, les organisations signataires posent leurs engagements (1) et leurs préconisations de politique publique (2).


1- A travers ce contrat, les organisations s’engagent notamment à :

    Assurer une disponibilité de produits biologiques et locaux pour atteindre ces objectifs, via les 23 marchés de gros répartis dans les différentes régions de France.
    Essaimer des milliers de sites « Mon Restau Responsable » en 2020, en accompagnant les restaurants dans une démarche de progrès écologique et social.
    Diminuer le gaspillage alimentaire dans les restaurants de collectivité.  

2- Des politiques publiques structurantes et pérennes, comme des financements publics et privés, doivent aussi être mises en place :

    En provisionnant de façon suffisante les aides publiques de la PAC, notamment dans les régions (FEADER), pour financer la transition des systèmes et atteindre 20% de surface agricole utile en bio en 2022.
    En reconnaissant le temps du repas comme un temps éducatif(éducation au goût, à la santé, à l’hygiène) et social (isolation phonique et temps minimum à table).
    Ou encore, en soutenant une prime à la conversion des cantines, via le plan d’investissement d’avenir, pour un achat au juste prix, permettant de financer des équipements de transformation comme une légumerie, du temps de travail pour le sourcing des producteurs sur le bassin de production, des formations à la préparation de certains aliments, ou encore des activités pédagogiques…

Toutes les énergies sont nécessaires pour faire de la restauration collective un levier majeur pour asseoir la transition écologique et l’ancrage territorial de l’alimentation.
 
Ce contrat reste ouvert à la signature des organisations qui œuvrent déjà ou qui souhaitent s’investir et apporter leur engagement.