La Charrette : le blablacar des produits alimentaires

Monté en 2016 par deux soeurs originaires de Haute Savoie (Laura et Marie Giacherio), La Charrette entend lever l'un des freins majeurs à l'introduction de produits bio locaux en restauration collective : les problèmes de logistique. 

Figure 1 : Réseaux centralisé, décentralisé et distribué

Le problème de la logistique en circuit-courts est particulièrement épineux : les volumes à transporter sont assez faibles, les livraisons fréquentes, les lieux de consommation parfois éloignés des lieux de production... Tout cela implique des charges et du temps à passer pour les producteurs ce qui peut fragiliser l'équilibre de leur travail. Ajoutons à cela une grande hétérogénéité du territoire français et vous comprendrez pourquoi il n'existe pas de solution unique et facile à mettre en place pour apporter les produits des fermes aux assiettes des convives.

Colivraison & organisation de tournées entre producteurs

La solution proposée par La Charrette est assez simple et se base sur un principe qui a fait ses preuves dans le transport de personnes : le coivoiturage. L'idée de La Charrette est donc de mutualiser les déplacements, de "co-livrer" des produits alimentaires pour partager le temps de transport, son coût économique et son coût pour l'environnement. 

Le site de La Charrette fonctionne avec un moteur de recherche qui permet à ceux qui cherchent à faire livrer leurs produits de rencontrer ceux qui ont de la place disponible dans leur véhicule. Un partenariat avec Groupama permet désormais d'assurer les produits confiés aux colivreurs.

Pour fonctionner, les producteur·rice·s qui souhaitent faire livrer leurs produits payent des frais de transport au colivreur (montant déterminé par le producteur) et La Charrette prend 15% HT des frais de transports en frais de service. Dans ces conditions, la colivraison reste une option économiquement intéressante.

Pour plus d'information, consultez le site web de La Charrette