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Maîtriser les coûts |
Cela changera le jour où les aides publiques seront redéployées en faveur de la bio, ou tout simplement dès que l’on aura internalisé dans les produits agricoles de base les coûts écologiques de la production intensive et du transport des denrées alimentaires. Le coût des produits biologiques devrait également baisser quelque peu du fait de leurs quantités de plus en plus importantes, permettant des économies d’échelle. Quel surcoût ?Il est très variable, car il dépend de la situation de départ, très différente d’un établissement à un autre… Cependant, il est souvent de l’ordre de 30% des coûts matières. Une étude allemande montre que le surcoût augmente nettement à partir de 50 à 60% des ingrédients bio dans le repas. (graphique)
Comment le réduire ?
Tout d’abord, il vaut mieux introduire régulièrement quelques produits bio plutôt que de tenter des repas 100% bio, complexes à organiser. Il est alors possible de commencer par quelques produits emblématiques, simples et relativement peu coûteux : pain, carottes râpées, pommes... Comment le prendre en charge ?Certaines écoles ont remodelé leur tarification, en augmentant uniquement les tarifs les plus élevés, tout en demandant une contribution municipale. Les collectivités territoriales prennent parfois en charge les surcoûts des repas bio dans les collèges et les lycées, mais c’est le plus souvent les établissements eux-mêmes qui gèrent l’augmentation dans leur budget global. Dans les restaurants administratifs, le convive choisit son menu (bio ou non) avec le prix correspondant. |
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