Mesdames, Messieurs, Chers amis,
Dans le cadre légitime de vos missions associatives, certains d'entre vous publient plus ou moins régulièrement des "études" comparatives sur les prix de la bio au regard des produits alimentaires issus de l'agriculture conventionnelle. Toutes ces études pointent du doigt les écarts de prix jugés trop importants entre ces catégories de produits.
Dans un contexte de réforme de la représentation institutionnelle des associations de consommateurs en France, le résultat de telles études comparatives permet un bon retour sur investissement médiatique. La dernière « étude » publiée par Familles rurales, sans aucune concertation préalable et dans le cadre d'une méthode clairement contestable, en est un excellent exemple. Au jeu des idées reçues sur la bio, tout cela ne porterait pas à conséquence si les effets produits par ces "révélations" n'étaient pas contradictoires avec les intérêts mêmes des consommateurs, c'est-à-dire des citoyens.
De quoi parle-t-on quand on compare des prix sans autre forme d’analyse?
Interfel, l’Interprofession des fruits et légumes frais, réagit à la publication de « l’Observatoire des
prix des fruits et légumes » de la fédération Familles Rurales. Les relevés de prix issus de cette
étude ont été effectués sur une très courte période (deux semaines isolées : celles du 14 juin 2010
et du 12 juillet 2010) et sur seulement 38 départements. Cette méthodologie n’est pas
représentative de la réalité du marché des fruits et légumes frais et ne reflète ni le niveau de l’offre
ni celui de la demande.
Au moment où le ministère de l’Alimentation de l’Agriculture et de la Pêche annonce l’inscription de nouveaux maïs génétiquement modifiés au catalogue français des semences, la Fédération Nationale d’Agriculture Biologique des régions de France (FNAB) rappelle le ministre à ses engagements.
Les Faucheurs Volontaires ont mené une action le 24 juillet en
Indre-et-Loire sur des parcelles expérimentales de tournesol. Le 28
juillet, malgré l’absence d’accord entre les Etats-membres, la
Commission européenne a autorisé l'importation dans l'Union européenne,
dans un but commercial, de six maïs génétiquement modifiés destinés à
l'alimentation humaine et animale. La Fédération Nationale d’Agriculture
Biologique des régions de France (FNAB) analyse et réagit.
La FNAB se réjouit des annonces faites en Comité National de suivi de la Fièvre Catarrhale Ovine (FCO) prévoyant une vaccination volontaire pour la prochaine campagne. La FNAB s’était opposée dès 2006 à la vaccination systématique mise en place pour une pathologie non contagieuse et non dangereuse pour l’homme. Elle compte maintenant que cette annonce soit confirmée par des textes officiels et que des recherches approfondies sur l’immunité naturelle soient enfin mises en place.
John Dalli, commissaire européen en charge de la santé et de la protection des consommateurs, a rendu publique le 13 juillet 2010 une proposition visant à modifier les règles d'autorisation des plantes génétiquement modifiées. Elle consiste en une facilité apparemment accrue pour les Etats membres d'interdire la culture de PGM sur leur territoire. En échange, les autorisations actuellement en attente au niveau européen seraient « débloquées ».
La FNAB s'oppose à ces modifications et dénonce un marché de dupe.
La majorité des enseignes de la grande distribution et du hard discount proposent aujourd’hui des gammes de produits biologiques.
Pour cela, certaines se sont lancées dans une bataille commerciale afin de proposer des prix toujours plus bas... Quelles seront les conséquences pour les consommateurs et les producteurs ?
La Fédération Nationale d’Agriculture Biologique des régions de France tire la sonnette d’alarme.
Des propositions concrètes de la Fnab pour être à la hauteur de la dynamique
Vendredi 21 mai 2010
L'Agence Bio a présenté les chiffres
2009 de la Bio le
19 mai 2010 en conférence de presse. En résumé: tous les résultats sont au vert et
les premières estimations 2010 confirment la tendance (+86% de surfaces en
conversion). La question est maintenant clairement posée des moyens de l’action
publique pour soutenir cette dynamique.
La Fnabsouhaite que les moyens d’aides à la conversion soient au
rendez-vous du
nombre des notifications pour l’année 2010 et propose qu’un poste
supplémentaire d’accompagnement soit financé dès cette année dans son réseau
dans chaque département pour faire face aux besoins. La Fnab propose que le crédit
d’impôt pour l’aide au maintien soit reconduit dans le projet de loi de
finances pour 2011.
La FNABsoutient des amendements précis et concrets de soutien à
l’agriculture biologique dans le projet de loi de modernisation de l’agriculture (LMA) actuellement examiné par le
Parlement. L’absence de mesures législatives positives (organisation des
producteurs, restauration collective, etc.) serait incompréhensible dans le
contexte actuel.
Dans ce contexte nouveau et porteur,
les paysans et leur réseau ne sauraient faire les frais des insuffisances de
l'Etat. Si le monde agricole doit évoluer et aspirer à produire des produits
sains répondant aux attentes de la société, il appartient à l'Etat de
l’accompagner clairement.
La FNAB (Fédération Nationale des Régions de France) se
félicite de l’issue du procès intenté au MDRGF
Assigné par la Fédération nationale des producteurs de raisin de table
pour dénigrement, le MDRGF (mouvement pour le droit et le respect des
générations futures ) vient d’être rétabli dans son droit à publier
des résultats d’analyses suite à une enquête européenne de novembre
2008. Cette enquête montrait la présence de résidus de pesticides dans
la quasi totalité des raisins de table prélevés dans ces pays
européens.
La FNAB avait soutenu le MDRGF contre la filière économique spécialisée
de la FNSEA.
Aujourd’hui à 14H se tient la première audience du procès intenté
par
la FNPRT (Fédération nationale des producteurs de raisins de table),
au MDRGF (mouvement pour le droit et le respect des générations
futures).
Le MDRGF est accusé d’avoir publié des résultats d’analyses de résidus
de pesticides dans des raisins de table, comme quatre autres
associations européennes.