Le livre de Hugues Toussaint, administrateur de l’association Bio Consom’acteurs, s’adresse au grand public, consommateur bio ou non, et tâche d’apporter des réponses précises et référencées aux questions qui sont posées régulièrement sur les avantages et les limites de la bio.
Son propos est de montrer le rôle déterminant des femmes et des hommes, du producteur au consommateur, qui font que la bio n’est pas qu’une pratique agricole de qualité, mais une démarche globale, écologique, sociale et source de santé.
L'auteur expliquer que manger bio c’est bien mais c’est insuffisant si le consommateur n’y rajoute pas une dimension citoyenne et s’il ne fait que copier des pratiques « conventionnelles » en matière diététique par exemple, mais aussi dans le choix de ses produits et de ses lieux d’approvisionnements.
Il revient également sur les remises en question récurrentes de la bio, tant en terme de prix que de ses avantages nutritionnels, tout en rappelant les côtés négatifs de l’agriculture conventionnelle dont le coût collectif et individuel est très élevé, ce que les détracteurs de la bio ont tendance à oublier lorsqu’ils la critiquent.
Au-delà des nombreuses sources scientifiques auxquelles il se réfère, Hugues Toussaint a également interrogé huit professionnels, Lilian Le Goff (médecin), Carole Prost (naturopathe), Claude Aubert (ingénieur agronome), William Vidal (directeur de l’organisme de certification Ecocert), Benoit Canis (producteur et ancien président de l’Agence Bio), Claude Gruffat (Président de Biocoop), Maria Pelletier (vice président du Synabio), et Philippe Desbrosses dont les réponses complètent et appuient ses propos.
L’agenda FNAB est édité depuis 2005. Il est tiré à 3000 exemplaires et largement diffusé au sein du réseau, mais également auprès de nos partenaires : institutions, associations ou encore des opérateurs du secteur biologique.
Chaque structure, chaque membre du réseau individuellement, chaque sympathisant, a la possibilité d'envoyer ses clichés afin d’illustrer l’agenda. Celles-ci pourront devenir les photos du mois, être en couverture, ou illustrer le dossier thématique.
Cette année, le thème retenu est celui des démarches participatives, qui sont chères réseau FNAB. De nombreuses photos peuvent donc correspondre. Elles peuvent évoquer la coopération, la solidarité, l'échange, l'entraide,…
Née d’une démarche exigeante, la marque Bio Cohérence s’engage pour une agriculture biologique respectueuse des équilibres environnementaux, sociaux, et économiques, du producteur au consommateur.
Cette marque et l’association du même nom, sont le résultat d’une année de travail collectif mené au sein d’Alternative Bio 2009. Elle a pour mission d’offrir à ceux qui le souhaitent un complément au cahier des charges européen. Sa marque, et les outils qui la composent, ont pour objectif d’accompagner tous les acteurs de la filière vers toujours plus de cohérence technique, économique, sociale et environnementale. Parce que la bio ce n’est pas uniquement un cahier des charges, Bio Cohérence souhaite apporter une démarche pédagogique permettant à chacun –nouveaux entrants et pionniers de la bio- de participer à une démarche de progrès global et de qualité.
Si vous partagez cet engagement, si vous voulez l’appuyer et le transmettre, adhérez et devenez porteur de la marque.
Du 5 juillet au 8 août 2010, l’Agence BIO parraine sur M6 une série de 20 programmes courts d’une minute sur l’agriculture biologique et l’ensemble de ses filières.
Le parrainage de ces programmes courts, pédagogiques et accessibles à tous les publics, s’inscrit dans le cadre de la campagne triennale 2008-2010 d’information et de promotion cofinancée par l’Union européenne en faveur de l’agriculture biologique et de ses produits.
20 programmes courts d’informations sur la Bio
Abordés sous l’angle de reportages sur le terrain, avec de nombreux témoignages de professionnels de la bio (producteurs, responsables d’entreprises, cuisiniers en restauration scolaire, formateurs, consommateurs, représentants d’organismes de contrôle,…), les 20 programmes courts apporteront aux téléspectateurs de l’information de fond sur l’agriculture biologique et ses filières.
Diffusés du lundi au vendredi, vers 17h50 , ils feront l’objet de rediffusions durant 5 week-ends.
En cette année mondiale de la biodiversité, Agir pour l’Environnement rappelle le rôle essentiel des paysans et des jardiniers amateurs dans la conservation et le renouvellement de la biodiversité des espaces cultivés et naturels.
Pendant des millénaires, ce sont les paysans qui ont développé et conservé toute la biodiversité cultivée. Au siècle dernier apparut la profession de semencier, qui a concentré et spécialisé la production et la sélection des variétés agricoles. Avec la disparition des semences paysannes, la biodiversité cultivée est en danger.
Sauvegarder et augmenter la diversité des semences et plants agricoles a non seulement un impact direct sur la biodiversité cultivée nécessaire à une alimentation saine et diversifiée, et à sa reproduction dans des climats de plus en plus changeants, mais également un impact indirect important sur la biodiversité sauvage, car l’agriculture occupe 54 % de notre territoire. Toute uniformisation des cultures conduit à un appauvrissement de la faune, de la flore et des micro-organismes associés.
Le choix de variétés paysannes localement adaptées permet de mettre en œuvre des techniques agricoles économes en intrants et en eau, voire de se passer entièrement d’engrais chimiques et de pesticides de synthèse : il est donc le point de départ d’autres pratiques agricoles, respectueuses de la vie et des milieux naturels.
Sur le site vous pouvez : télécharger la plaquette d'information "la Biodiversité ça se cultive aussi!", télécharger les cartes pétition, en savoir plus sur l'association et ses campagnes précédentes, etc...
La FNAB est le partenaire français de l'Italie et l'UE sur ce projet
visant à développer la vente des produits biologiques par les circuits
courts, via la communication, la formation, des débats...
Des financements sont disponibles pour la prochaine période de
programmation : 20 juillet 2010 au 19 octobre 2010.
Sont éligibles les volets : "rencontres avec les consommateurs" (fermes
ouvertes, foires, salons...), "rencontre avec les participants et
responsables d'AMAP", "les réunions entre producteurs" sur le sujet,
"les formations d'animateurs".
Les dépenses prises en compte (environ 200euros) sont les suivantes :
animateur de la journée, location de salle, achat de produits... Une
brochure réalisée avec l'UE sera également disponible pour les
consommateurs.
Pour la partie "magasins spécialisés", s'adresser à l'Agence bio, et
"restauration collective" à Risteco.
Vous faites partie du réseau FNAB et vous souhaitez en savoir plus contactez Mathilde Thery avant le 15 juin :
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Réaction article "manger Bio n'est pas meilleur pour la santé", le Figaro 20 mai 2010
Le Figaro dans son édition du 20 mai présente les premières conclusions de deux
chercheurs, Léon Guéguen et Gérard Pascal, sur les effets non bénéfiques de la
"bio". Publié deux jours après les chiffres 2009 de la Bio présentés par l'Agence Bio
montrant la dynamique très positive au niveau de la production comme de la
consommation, cet article et l'étude qu'il met en exergue sont les témoins
d'une idéologie "rationaliste" conservatrice qui justifiera jusqu'au
bout des préceptes d'un système destructeur et à bout de souffle.
« Les
gars, la fenêtre est ouverte, utilisez-là ! »
(d'après le SFGate du 15 avril)
L’administration
Obama vient de présenter les contours d’un plan national de développement de
l’agriculture biologique et du « produire local » sans précédent sans
l’histoire du pays. On compte environ 15000 agriculteurs biologiques aux
Etats-Unis présents dans 50 Etats. Les ventes ont crues de 21% en 2009 avec un
total de 24,6 milliards de dollars mais représentent néanmoins moins de 1% des
recettes totales de l’agriculture américaine.
A
Washington le 15 avril dernier, la n°2 du ministère de l’Agriculture, Kathleen
Merrigan, a présenté les intentions du plan Obama en utilisant cette formule
« les gars, la fenêtre est ouverte, utilisez-là ! ».
Kathleen
Merrigan a décrit les efforts qui devront être faits pour pénétrer les « foods
deserts » des quartiers pauvres et mettre en œuvre avec volonté les labels
du ministère et les initiatives comme « connaissez votre paysan,
connaissez votre nourriture ».
Les
annonces du ministère (USDA) ont ravi les responsables de l’AB américaine qui
se battaient depuis des années pour obtenir un soutien fédéral aux paysans bio.
Un des responsable a ainsi souligné l’intérêt de la vice-ministre pour des
innovations comme les abattoirs ambulants utiles aux élevages de petites
tailles qui souhaitent obtenir une certification gouvernementale alors que tout
le système est aujourd’hui basé sur des fermes usines gigantesques et que le
coût de transport vers un abattoir est prohibitif. Les producteurs et
détaillants bio se sont par ailleurs plaint de la perte de leur certification
du fait de la contamination par les fermes voisines utilisant des OGM ;
ils se sont aussi élevés contre les labellisation frauduleuse concernant
l’élevage.
Les
annonces pour plus de soutien financier et un renforcement des lois antitrust
contre les opérateurs industriels pourraient avoir des répercussions
importantes quand on connaît le pouvoir de l’USDA. Les réactions ne se sont pas
fait attendre. Un responsable céréalier traditionnel a ainsi déclaré
« qu’il ne reconnaissait plus le ministère qu’il avait connu », pour
lui ce focus sur l’AB et les petites fermes est préoccupant quand on connaît la
réussite de l’agriculture américaine qui a réussi à nourrir le pays avec des
aliments sains et à bas prix…
Eurobaromètre 2010 Les Européens, l’agriculture et la PAC
Après
les études 2005 et 2007 sur le même thème, l’Eurobaromètre 2009 commandé par la
direction générale agriculture et développement rural de la Commission européenne
vient d’être publié « afin d’évaluer les impressions des citoyens
européens sur ces questions en général et leurs réactions face aux
développements politiques en la matière ». De
nouvelles questions ont été introduites comme « l’agriculture et le
changement climatique » ou bien « la production de produits
biologiques et le développement des énergies renouvelables… ».
Les
conclusions générales ne sont pas surprenantes avec 90% des européens qui
jugent que l’agriculture et le développement des zones rurales sont des sujets
importants pour l’avenir, 4 européens sur 10 ont entendu parler de la PAC ; ils sont également
une majorité à penser que le niveau européen est le bon pour traiter des
questions agricoles dont en particulier celles liées à la protection de
l’environnement.L’opinion
publique européenne confirme sa préférence pour les enjeux
sociétaux
liés à l’agriculture avec des réponses liées à la qualité et à la
diversité des
produits, aux enjeux environnementaux. L’opinion
publique européenne confirme sa préférence pour les enjeux
sociétaux
liés à l’agriculture avec des réponses liées à la qualité et à la
diversité des
produits, aux enjeux environnementaux.
« Les Européens ont également une idée
claire de ce que devraient être, selon eux, les principales responsabilités des
agriculteurs, les raisons de préserver l’agriculture partout dans l’UE ainsi
que les priorités de la PAC
: les deux principales caractéristiques que les Européens ont souligné à
plusieurs reprises sont laproduction d’aliments sûrs et sans danger
ainsi que la protection del’environnement. »