Etats généraux de l'alimentation : les propositions des producteurs bio

Notre objectif général : Engager la transition agricole et alimentaire de notre pays en accompagnant le développement de l’agriculture biologique française tout en défendant ses valeurs fondamentales.

Les décisions politiques prises aujourd’hui, de l’échelon local à l’échelon européen, doivent être compatibles avec l’objectif de 20 % des surfaces agricoles utiles (SAU) en bio en 2022 et 50 % en 2050.

Notre objectif général : Engager la transition agricole et alimentaire de notre pays en accompagnant le développement de l’agriculture biologique française tout en défendant ses valeurs fondamentales.

10 propositions des paysan-ne-s bio pour la transition agricole et alimentaire des territoires

1. Lancer un Pacte bio Etat-Régions-Agences de l’eau - financé à hauteur d’un milliard d’euros sur 5 ans - pour atteindre 20 % de la surface agricole utile en bio en 2022

2. Mettre en place un nouveau cadre d’action pour le développement de l’agriculture biologique, sous la forme d’un appel à projets annuel "Vers 1000 territoires bio et agro-écologiques"

3. Pérenniser les dispositifs européens d’aides aux productrices et producteurs bio pour financer le changement de pratiques et les services environnementaux et sociaux rendus

4. Flécher les contributions volontaires obligatoires (CVO) bio sur le financement du développement de l’agriculture biologique

5. Inscrire dans la loi, avec un cadre incitatif, un objectif chiffré de 20 % de produits bio locaux en restauration collective publique à horizon 2022 et développer les actions de promotion de l’agriculture biologique et de ses produits

6. Lancer un programme national de développement de la filière semences bio

7. Réaffirmer l'interdiction stricte de la culture des OGM agricoles (y compris les « OGM cachés » issus de mutagénèse dirigée) en France, inscrire les nouveaux OGM (NBT-New Breeding Techniques) dans la réglementation européenne et rendre obligatoire l’étiquetage des produits alimentaires issus d’animaux nourris aux OGM

8. Réserver en priorité l’accès au foncier aux porteurs de projets en agriculture biologique et instaurer un moratoire sur l’artificialisation des terres agricoles

9. Développer l’enseignement, l’apprentissage et la formation continue pour tous les métiers de l’agriculture et de l’alimentation afin de répondre aux besoins d’emplois qualifiés des filières bio

10. Soutenir l’innovation et la recherche sur l’agriculture biologique

La FNAB est également engagée aux côtés de l'Agence BIO et de la plateforme citoyenne pour une transition agricole et alimentaire (qui rassemble une cinquantaine d'ONG et d'associations autour de priorités communes) pour porter collectivement ces positions au sein des Etats Généraux de l'Alimentation.