120 participants au Colloque Restauration collective bio à Vannes

Crédit : Matthieu Chanel

Le 14 décembre 2017, 120 personnes (élus, cuisiniers, producteurs, agents de collectivités...), ont participé au colloque « Bio et local à la cantine, Ils l’ont fait, pourquoi pas vous? », au Palais des Arts et des Congrès de Vannes (56).
« Le premier jalon de notre réflexion et de notre projet de groupement de producteurs bio, c’est le réancrage de l’agriculture et de l’alimentation sur le territoire », a introduit Patrick Guillerme, président de la Fédération Régionale de l’Agriculture Biologique de Bretagne. Un réancrage qui passe notamment par l’introduction de produit bio locaux en restauration collective. Depuis 15 ans, le réseau des Agriculteurs bio de Bretagne accompagne les collectivités en ce sens.


De par son ancrage territorial, l’agriculture bio a une incidence sur d’autres thématiques : l’emploi (la filière bio génère 60% d’emploi en plus que la filière conventionnelle à surface égale), la qualité de l’eau, le lien social à travers les circuits courts. Joël Labbé, sénateur du Morbihan, a réaffirmé l’urgence d’agir face aux défis environnementaux sociétaux et climatiques « et cela passera par des interdictions, comme celle du glyphosate», mais aussi par une reterritorialisation de l’alimentation, « et en cela, la bio montre l’exemple et doit être encouragée ».


Concrètement, comment fait-on ?
L’ensemble des participants était sur la même longueur d’onde : il n’y a pas de recette miracle ni d’expérience reproductible à 100% pour introduire des produits bio et locaux en restauration collective. Néanmoins, on constate que les collectivités qui ont réussi à introduire des produits bio locaux ont activé des leviers similaires : réduction du gaspillage, formation du personnel, réorganisation des approvisionnements, notamment en passant par des plate-formes de producteurs bio et en planifiant les approvisionnements auprès des producteurs bio (ex : Manger bio 56), diminution de la part de viande dans les plats, rédaction maîtrisée des appels d’offres.


Une fois la dynamique lancée, on voit qu’elle tient dans la durée, mais il faut pour cela du personnel et des élus motivés, et toujours faire de la communication et de la sensibilisation auprès des convives, des parents d’élèves, etc. Une chose est sûre cependant, et plusieurs participants au colloque l’ont dit : « quand on a commencé à introduire des aliments bio locaux, on ne revient pas en arrière ».

Crédit : Matthieu Chanel